Jeudi 27 octobre 2011
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Mort de Michel Giraud, "père fondateur"
de l'Ile-de-France
Michel Giraud, considéré comme le "père fondateur" de la région Ile-de-France, est mort dans la nuit de mercredi à jeudi à 82 ans, après une longue carrière au
RPR d'élu local, député, sénateur et ministre. Il fut notamment député-maire du Perreux-sur-Marne puis député de Fontenay-sous-Bois/Vincennes/Saint-Mandé à la suite du décès de
Robert-André Vivien. Patrick Beaudouin, alors conseiller général et maire de Saint-Mandé, fut son suppléant avant de lui succéder à l’Assemblée Nationale.
Créateur du chèque emploi-service comme ministre du Travail du gouvernement Balladur (1993-95), il fut le premier
président, dès 1976, de la région la plus peuplée et la plus riche de France.
Décentralisateur dans l'âme, partisan des Villes nouvelles, il a dirigé l'IdF jusqu'en 1998.
La Région "doit beaucoup à Michel Giraud, qui l'a portée sur les fonts baptismaux et a permis que
d'autres, comme moi, creusent encore le sillon de la décentralisation", a commenté son successeur, le socialiste Jean-Paul Huchon.
"Il a été un visionnaire" de l'Ile-de-France, selon Valérie Pécresse (UMP), chef de l'opposition
régionale.
"C'est à lui qu'on doit le terme francilien", s'est souvenu le sénateur Roger Karoutchi.
Né à Pontoise (Val-d'Oise), un 14 juillet, en 1929, Michel Giraud avait consacré plusieurs ouvrages à sa
région d'origine comme "Notre Ile-de-France, région capitale" (1985) ou "Histoire de l'Ile-de-France" (1996).
Professeur de lettres de formation, catholique militant, Michel Giraud qui affirmait être gaulliste depuis
l'adolescence, avait connu une réussite professionnelle et financière dans le bois.
Marié, père de trois enfants - dont l'un est mort - il s'était lancé en politique dans le Val-de-Marne, d'abord comme
conseiller général en 1967, avant de collectionner rapidement les mandats (député, sénateur) et responsabilités (président de l'association des Maires de France).
En 1995, il optera pour Edouard Balladur dans la guerre meurtrière qui l'oppose à Jacques
Chirac.
"Comment ne pas établir un lien, pour moi évident, entre mon choix de conscience pour l'élection présidentielle et les
sévères et très injustes accusations qui me visent personnellement à partir du printemps 95 ?", demandait-il dans son livre "Eclats de vie" (2001).
Après son retrait de la vie politique, il avait créé la "fondation de la deuxième chance", financée par le groupe Bolloré,
avec pour mission d'aider à rebondir des personnes ayant traversé de lourdes épreuves... "Rebondir", titre d'un de ses derniers ouvrages en 2002.
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