Pose de la première pierre
du futur parc zoologique de Paris
Mercredi 7 décembre, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, Laurent Wauquiez, a posé
la première pierre du Parc zoologique de Paris en présence de nombreux élus locaux dont Patrick Beaudouin, député-maire de Saint-Mandé, Michel Herbillon,
député-maire de Maison-Alfort, Catherine Procaccia, sénatrice du Val-de-Marne, conseillère générale de Vincennes Ouest, Laurent Lafon, conseiller régional et
maire de Vincennes, Jean-Marie Brétillon, conseiller-général et maire de Charenton-le-Pont, Lyne Cohen-Solal, adjointe au maire de Paris ou encore
Patrick Gérard, Recteur de l’Académie de Paris, Didier Mireur et Céline Martin, adjoints au maire de Vincennes.
Pour sa part, le directeur général du Muséum national d’Histoire naturelle, Thomas Grenon, s’est félicité
du démarrage effectif des travaux d’un lieu si cher aux Français.
Dans son intervention, Patrick Beaudouin s’est dit « très heureux et très fier de célébrer la
pose de la première pierre du futur Parc zoologique de Paris. Cette cérémonie, hautement symbolique, apparaît comme la concrétisation du combat mené en commun, depuis des années, pour la
sauvegarde et la rénovation du Parc zoologique».
«Ce combat, qui a associé les représentants du Muséum d’Histoire Naturelle, les responsables
gouvernementaux, les élus, en particulier riverains, du Val-de-Marne, mais également l’ensemble des scientifiques, vétérinaires, zoologistes, urbanistes, architectes et financiers, a commencé
bien avant la fermeture du zoo en 2008.
En 2004, déjà, la survie de cette institution, si chère aux Parisiens et aux habitants des villes
limitrophes, était menacée.
La fermeture provisoire de certaines de ses infrastructures, jugées trop dangereuses en raison de leur
vétusté, le droit de retrait exercé à ce moment par le personnel, ainsi que le départ de nombreux animaux, avaient, en effet, suscité une inquiétude légitime quant au devenir du plus grand zoo de
France.
J’avais aussitôt saisi, le 29 juillet 2004, François Fillon, alors ministre de l’éducation nationale, de
l’enseignement supérieur et de la recherche, que je salue pour son engagement sur ce dossier. Je lui expliquais les inquiétudes et l'incompréhension de nos populations devant l'éventuel abandon
de ce lieu si familier, si proche, auquel s'attachaient leurs souvenirs d'enfance car ils y avaient été éveillés au monde animal et qu'eux-mêmes y avaient emmené leurs enfants et leurs
petits-enfants. Je lui affirmais l'absolue nécessité de reconstruire le Parc et suggérais que les travaux de rénovation soient effectués dans le cadre d’un partenariat public-privé. Il me
répondait, sans ambiguïté, dès le 9 septembre, sur la détermination du Gouvernement à voir le zoo de Vincennes reconstruit.
Dans le même temps, conscient qu’il fallait entamer une action prépondérante pour la survie du Parc, je
créais, en décembre 2004, l’Association « Printemps des Animaux ». Parrainée par l'humoriste Smaïn et la comédienne Corinne TOUZET, l’Association vise à soutenir les investissements et les moyens
de fonctionnement du zoo par une collecte de fonds intégralement reversés au Muséum national d'Histoire Naturelle, qui a permis le maintien en activité jusqu'en novembre 2008.
Comptant aujourd’hui plus de 1500 adhérents, le Printemps des Animaux a œuvré et continuera d’œuvrer,
sans relâche, tant pour la sauvegarde du Parc zoologique que pour la protection de ses animaux. Forte d’un très grand soutien populaire, elle est aidée, dans son action, par de nombreuses
personnalités du monde politique, scientifique et culturel. Coup de chapeau à Allain Bougrain-Dubourg, notamment, qui s’est beaucoup investi à nos côtés et ne s’est jamais départi de son
optimisme.
Quand je pense aux années qui ont suivi la fermeture du zoo, je pense avant tout aux efforts déployés
autour du projet de rénovation. Quelle belle aventure commune lorsque, appelé à réfléchir au concept de nouveau zoo, le Muséum a permis à des gens qui, peut-être, ne se parlaient jamais, de se
réunir autour de la belle cause du monde animal. Quel beau souvenir d'avoir vu travailler ensemble et mettre tant de savoir-faire et d'intelligence au service de la sauvegarde de notre Parc
zoologique, les particuliers, les associations, les entreprises, les techniciens, les architectes, les ingénieurs, sans oublier, bien sûr, le personnel du zoo. Cette volonté commune ne s’est
jamais amoindrie. Elle s’est au contraire renforcée au fur et à mesure des années. Cette unité, cette cohésion sans faille – et ce, malgré quelques attaques, encore récemment et de retardement,
émanant de minorités agissantes -montre bien l’attachement ressenti, par tous, pour une institution considérée comme un élément fondamental de notre patrimoine, ainsi que la conscience du
nécessaire engagement pour la défense du monde animal.
En outre, sans l’appui continu des membres du Gouvernement, le projet de rénovation du zoo n’aurait,
évidemment, pu voir le jour.
Qu'il me soit enfin permis de saluer tous mes collègues élus riverains qui ont mobilisé leur ville pour
de nombreuses actions de soutien, en tout premier lieu Laurent Lafon à Vincennes, mais aussi Christian Cambon à Saint-Maurice, Jean-Marie Brétillon à Charenton, et bien
d'autres.
Un beau projet, en accord avec notre époque, qui permet de moderniser l’esprit du Parc zoologique tout en
conservant les missions dont il avait la charge depuis 1931, à savoir : la conservation, la reproduction, la réintroduction des animaux dans leur milieu naturel, et bien sûr, l’éveil de la
population au monde animal.
Grâce à ce projet, le futur Parc sera, en outre, à la pointe de la zoologie et de la recherche
scientifique. Plaçant la sauvegarde de la biodiversité et le bien-être des animaux au cœur de ses priorités, il offrira au public une approche résolument contemporaine avec, notamment, la
création de biozones.
Ainsi, après la signature du contrat de partenariat public-privé en présence de Valérie Pécresse, le 24
février 2011, après l’inauguration du début des travaux, le 23 septembre dernier, c’est une étape décisive que nous franchissons aujourd’hui.
Sa réouverture ravira un public toujours plus nombreux et enthousiaste. Elle permettra de poursuivre le
travail pédagogique auprès des jeunes générations, pour en faire les futurs ambassadeurs du monde animal. Elle donnera, sans conteste, une impulsion nouvelle à notre territoire, et, plus
largement, à l’Est parisien auquel nous sommes nous, élus locaux, tant attachés.
C’est avec joie et fierté que nous assisterons, ensemble, à l’inauguration du nouveau Parc zoologique, prévue à
l’horizon 2014».
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