«La semaine de l’engagement»
Le 17 avril 2013, le gouvernement a rendu public le programme de stabilité qu’il va transmettre à la Commission européenne
: il se résume à une nouvelle augmentation des prélèvements obligatoires, à un renoncement à revenir à l’équilibre de nos comptes publics et à une incapacité à réduire la dépense. Plus que jamais
la politique économique de François Hollande mène la France au bord de l’abîme.
Manifestement le gouvernement n’a tiré aucune leçon de ses 11 mois d’échecs économiques : depuis 11 mois le chômage explose
dans des proportions inédites (1 000 demandeurs d’emploi en plus chaque jour !), et le pouvoir d’achat a reculé pour la première fois depuis 1984… Tout cela à cause des hausses massives d’impôts
qui étouffent les ménages et les entreprises.
Et pourtant le gouvernement persiste sur la même ligne : après plus de 30 milliards de prélèvements votés en moins d’un an,
le programme de stabilité prévoit à nouveau 10 milliards de taxes supplémentaires pour 2014.
Le taux de prélèvements obligatoires va ainsi grimper à 46,5% du PIB, quasiment la moitié de la richesse nationale
ponctionnée par l’Etat. Les familles, les retraités, les entreprises sont ciblées… Aux mêmes causes, les mêmes effets : la récession et le chômage sont au bout de cette préférence irrationnelle
pour l’impôt !
Ce n’est d’ailleurs pas l’UMP qui le dit mais bien le FMI et le Haut Conseil des finances publiques, présidé par le
socialiste Didier Migaud, qui affirment que la France sera en récession en 2013. Et le chômage ne peut reculer sans croissance.
Le Haut Conseil note que «les perspectives d'une nouvelle hausse de prélèvements obligatoires, prévue en 2014 par le
programme de stabilité, pourraient inciter les ménages à accroître leur épargne». En clair, ces hausses de prélèvements vont casser la consommation, et donc ce qu’il reste de
croissance…
Si le gouvernement augmente ainsi les impôts, c’est qu’il n’a pas suffisamment de courage ni pour couper dans les dépenses,
qu’il prévoit même d’augmenter chaque année en volume jusqu’en 2017, ni pour mener à bien des réformes structurelles. A cet égard, le Haut Conseil des finances publiques juge par exemple que
l’impact du Crédit compétitivité impôt, censé être l’arme fatale du gouvernement contre la crise, est incertain et «peu documenté»… Incapacité à baisser les dépenses, compensée par un
matraquage fiscal mortifère : voici toute l’impasse économique dans laquelle s’enferre le gouvernement.
Le gouvernement n’a pas non plus tiré de leçons de l’affaire Cahuzac d’un point de vue moral. C’est le
mensonge public qui crée de la défiance et du discrédit. Et pourtant voilà le gouvernement pris en flagrant délit de mensonge aux Français sur 3 points :
Le déficit public : dans son programme présidentiel, François Hollande promettait solennellement « je
rétablirai l’équilibre budgétaire en fin de mandat » (engagement n°9)… et voilà que cet engagement est renié puisque le programme de stabilité prévoit un déficit de - 0,7% en 2017 sur la
base de projection de croissance très optimistes et de programme d’économies fantômes car largement non documentées.
Les prélèvements obligatoires : le 28 mars dernier, devant les Français, François Hollande promettait
qu'il n'y aurait « aucune autre augmentation d'impôts » que celles déjà annoncées en 2013 et 2014… 15 jours après on apprend que les prélèvements obligatoires vont augmenter de 10
milliards en 2014.
Les prévisions de croissance : le FMI comme le Haut Conseil des finances publiques évoquent une récession pour 2013 et une
croissance inférieure à 1,2% en 2014… Mais Bercy maintient ses prévisions de croissance à 0,1% pour 2013 et 1,2% pour 2014.
Les orientations choisies dans le programme de stabilité achèvent donc de disqualifier le gouvernement d’un point de vue
économique et moral. Il faut de toute urgence une vraie rupture économique, une révolution totale qui fasse de la France une terre deproduction et d’exportation avant d’être une terre de
consommation et d’importation !

L’urgence c’est de lever les trois blocages majeurs, responsables du chômage français :
Baisser de 10% les charges sociales, ce qui représenterait un choc de compétitivité de 40 milliards d’euros, financé pour
moitié par une hausse du taux supérieur de TVA (3 points soit 20 milliards) et pour moitié par une baisse de la dépense publique.
Alléger la réglementation qui garrotte le marché du travail. Nous devons alléger drastiquement notre Code du travail autour
d’une idée simple : la loi ne comporterait que des grands principes essentiels de protection des salariés. Le reste serait renvoyé à la négociation entre partenaires sociaux, branche par branche
ou entreprise par entreprise. C’est ainsi qu’on pourra sortir des 35 h, instaurer un contrat de travail unique à durée indéterminé avec des droits progressifs qui protège les personnes plutôt que
les postes, réformer notre justice prud’homale avec un objectif : pas de contentieux qui ne soit réglé en moins de 4 mois, supprimer les effets de seuil.
Améliorer le service public de l’emploi en mettant plus de moyens pour accompagner les demandeurs d’emploi mieux les
former. C’est la responsabilité de l’État de leur proposer une formation, mais en contrepartie, ils auraient l’obligation de prendre un emploi qui correspond à cette formation. C’est la logique
droits/devoirs. Il faut enfin développer l’apprentissage dès 14 ans car ce n’est pas une voie de garage, c’est une voie d’excellence.
Dans le cadre de «la semaine de l'engagement», grande opération de mobilisation de tous les militants de l'UMP,
dans toutes les permanences de France, afin de toucher un maximum de Français, deux opérations de distribution d’un tract baptisé «ensemble pour la reconquête», ont été menées à Vincennes, samedi
après-midi, rue du Midi, et dimanche matin sur le marché de la rue de Fontenay.
Il s’agissait pour les militants UMP vincennois tout à la fois de dénoncer la politique néfaste de François
Hollande qui mène le pays au bord du gouffre. Mais aussi de proposer un autre chemin aux Français. Un chemin d'espérance basé sur une rénovation du modèle français qui libérerait le
travail, dynamiserait l'innovation et doperait la croissance afin de créer des richesses et des emplois. Un chemin d’espérance basé sur une réaffirmation de l’autorité, qui renforcerait la lutte
contre la délinquance, révolutionnerait l’école, renouvellerait la vie politique afin de restaurer la confiance à tous les niveaux dans notre société.
Cette semaine de l’engagement s’inscrit comme une étape de la reconquête du cœur des Français par l’UMP qui doit se
matérialiser dès les élections municipales de 2014.

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